SOMMEIL ET (PRÉ)MÉNOPAUSE


Sommeil et ménopause

La qualité et la durée du sommeil – et de l’éveil - sont avant tout une question de rythme. C’est pourquoi sur le plan biologique, les modifications hormonales expliquent, tout du moins en partie, la vulnérabilité de la femme vis à vis des troubles du sommeil. Ce sont en effet les périodes prémenstruelles, la pré-ménopause et enfin la ménopause qui sont associées à une plus grande fréquence et à une plus grande sévérité de l’insomnie.

Fréquence des troubles du sommeil au cours de la ménopause

Il est généralement admis que le nombre de femmes concernées par les troubles du sommeil s’accroît d’au moins 30 %au cours de la période périménopausique, ce qui fait qu’au moins 1/3 des femmes sont concernées. 

Caractéristiques des troubles du sommeil pré et per ménopausiques

Ce qui fait la spécificité des troubles du sommeil avant et pendant la ménopause, c’est avant tout les réveils nocturnes liés aux bouffées de chaleur qui peuvent persister jusqu’à 7 ans. Se réveiller brusquement et en nage, éventuellement avec des palpitations et un certain niveau d’anxiété est extrêmement fréquent à cette période particulière de la vie. Le temps d’éveil est variable mais est souvent augmenté du fait de la nécessité de se changer, de prendre une douche, de se rafraîchir, toutes ces actions augmentant le niveau d’éveil et donc rendant d’autant plus difficile le ré-endormissement. Ce type d’épisode peut se répéter plusieurs fois au cours de la nuit.

Dès lors, le sommeil est souvent vécu comme haché et peu réparateur. 

 

Sommeil et ménopause

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ? 

Il est important de confirmer le diagnostic de bouffées de chaleur auprès du médecin. En effet, les symptômes ressentis pourraient être dus à d’autres causes nécessitant une prise en charge médicale adaptée : 

  • Le syndrome d'apnées du sommeil est particulièrement fréquent à cet âge et il arrive souvent que les pauses respiratoires provoquent des réveils en sursaut, extrêmement angoissants avec parfois un sentiment d’oppression et une transpiration. Il faut en effet savoir que la baisse d’oxygène dans le sang ainsi que l’élévation du CO2 provoquent automatiquement des sueurs profuses. C’est toujours  le conjoint qui permet de faire le diagnostic et il faut penser à l’interroger de manière systématique à la recherche des ronflements sonores, des pauses respiratoires et des reprises suffocatoires particulièrement bruyantes. 
  • Le trouble panique peut parfois se manifester uniquement la nuit. La personne se réveille en sursaut, terrorisée, souvent transpirante mais ne sait pas pourquoi. Au bout de quelques mois, on voit généralement se développer une agoraphobie, une phobie sociale et éventuellement une dépression ou une addiction à l’alcool, aux tranquillisants ou aux drogues.
  • Les cauchemars provoquent eux aussi des réveils en sursaut accompagnés d’anxiété, de palpitations  et parfois (bien que plus rarement) de sueurs. 

On le voit, le diagnostic n’est donc pas évident et repose sur l’interrogatoire du conjoint et éventuellement d’un enregistrement de sommeil afin de ne pas laisser passer un diagnostic important. 

Que faire ? 

douche

Chez les femmes dont les troubles du sommeil sont apparus pendant la période périménopausique, la prise en charge des symptômes de la ménopause peut être suffisante. 

Par ailleurs, pour les femmes qui souffraient déjà de troubles du sommeil que la ménopause a aggravés, le respect de ce qu’il est convenu d’appeler l’hygiène des rythmes est important : lever à horaire fixe, suivi de gymnastique, douche chaude et prolongée, petit déjeuner copieux avec exposition à une lumière blanche (10 000 Lux pendant 30 minutes), soirée calme et fraîche, dans la pénombre et sans écran (ordinateur, tablette, smartphone, liseuse avec rétroéclairage), coucher dans une chambre non surchauffée et sécurisante. L’apprentissage de techniques de relaxation basées sur la respiration, la sophrologie, le yoga, l’autohypnose, les thérapies cognitives et comportementales, la méditation sont également importantes et durablement efficaces. L’utilisation de plantes comme valériane, eschscholzia, mais aussi camomille, tilleul, passiflore s’avère souvent très efficace. 

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21/12/2016 - Tout connaitre sur le sommeil Partages Facebook : 2 Partages Twitter :