Les différentes phases du sommeil


Les différentes phases du sommeil

LA PHASE D’ENDORMISSEMENT

Lorsque la pression du sommeil est suffisante et que  l’horloge biologique  donne le signal, ce sont les signes de l’endormissement qui se font ressentir (bâillements, gêne au niveau des cervicales, frissons...).

Savoir les repérer présente bien des avantages car ce sont les signes de l’arrivée du premier  train du sommeil . C’est le moment d’aller se coucher !

Leur apparition est liée à l’activation de mécanismes biologiques prédominants lors du sommeil :

  • le cortisol (hormone du stress) diminue progressivement,
  • la fréquence cardiaque s’abaisse,
  • la température corporelle se réduit, 
  • la synthèse de la mélatonine (hormone du sommeil) commence.

Dans le même temps, tous les phénomènes liés à l’éveil diminuent : faim, soif, mais aussi facteurs sociaux, sensoriels…

Dans la journée, lorsque nous sommes éveillés, les ondes cérébrales (indicateurs de l’activité du cerveau) ont une fréquence élevée et le corps est activé en permanence afin de pouvoir répondre à toutes les sollicitations et/ou situations qui se présentent.

Lorsque apparait la première phase du sommeil, celle de l’endormissement, ces ondes cérébrales diminuent progressivement, la perception de l’environnement est de plus en plus confuse, le corps commence à se relâcher… Cet état est proche de celui rencontré lorsque l’on fait une  micro-sieste  et ne dure que quelques dizaines de minutes. 

LE SOMMEIL LENT

Il regroupe deux stades principaux : le sommeil lent léger et le sommeil lent profond. Il est caractérisé par une diminution de l’activité cérébrale et un relâchement du tonus musculaire.

  • Au cours du stade de sommeil léger, les phénomènes qui apparaissent s’accentuent et on perd au fil des minutes de plus en plus contact avec le monde extérieur. Au début on a une valse-hésitation entre je dors et je ne dors pas, entre les micro-sommeils et les micro-éveils. C’est à ce stade que le tonus musculaire commence à diminuer et l’on peut d’ailleurs se rendre compte de cette instabilité par les petits mouvements du corps qui peuvent nous faire sursauter.

Lorsque le stade du sommeil léger s’installe, les yeux bougent de moins en moins, le rythme cardiaque ainsi que la respiration sont de plus en plus lents. En revanche l'activité électrique du cerveau est irrégulière. Ce stade représente à lui seul la moitié de la période totale de sommeil.

  • Lors du stade de sommeil profond, les ondes cérébrales sont alors lentes et amples (entre 0,5 et 2 Hz), c’est-à-dire que l’activité du cerveau est à son minimum, et sur le plan physique la respiration est ample et calme, le tonus musculaire est plus faible et les mouvements oculaires sont absents, la pression artérielle ne varie plus…

C’est pendant cette phase du sommeil qu’il devient difficile de réveiller celui qui dort.

Ce qui caractérise aussi le sommeil profond c’est qu’il est présent essentiellement en début de nuit au cours des deux premiers trains du sommeil. C’est le stade le plus récupérateur sur le plan physique.

LE SOMMEIL PARADOXAL

Le dernier wagon du train du sommeil est celui du sommeil paradoxal ainsi nommé parce qu’il présente un paradoxe entre un cerveau qui reprend un niveau d’activité très proche, voire supérieur à celui de l’éveil et un corps qui est totalement inerte. Cette phase de sommeil représente environ 25% du temps total de nos nuits.

Au calme du sommeil profond succède la tempête du sommeil paradoxal.

A ce stade, si le corps est totalement inerte, le rythme cardiaque, la tension artérielle et la respiration en revanche, deviennent irréguliers. Les yeux se mettent aussi à bouger rapidement d’où l’appellation courante de stade REM (rapid eye movements) pour qualifier le sommeil paradoxal.

Par ailleurs, le sommeil paradoxal est communément qualifié de sommeil du rêve. En fait c’est à ce stade du sommeil que l’on peut parfois se souvenir des rêves alors que cette réminiscence est impossible pour les rêves qui se produisent pendant le sommeil lent.

Si le sommeil profond est présent principalement au début de nuit, en revanche la durée du sommeil paradoxal est de plus en plus importante au fil de la nuit.

De même, si la récupération physique se fait pendant le sommeil profond, tout ce qui concerne le cerveau se passe principalement pendant le sommeil paradoxal :

  • par exemple la mémorisation procédurale (celle du raisonnement, des savoir-faire, de l’apprentissage… glanés dans la journée)
  • ou encore le maintien de l’équilibre psychologique.

Puis à l’issue de ce sommeil paradoxal se produit une phase d’éveil dont on est plus ou moins conscient. On peut alors passer dans un nouveau train du sommeil ou au contraire ne pas parvenir à se rendormir.

Ces réveils nocturnes, ou difficultés de maintien du sommeil, qui se produisent essentiellement à la fin d’un cycle de sommeil peuvent avoir des causes multiples, cependant des solutions naturelles existent pour faciliter la reprise du cours normal de la nuit.

DÉCOUVREZ ÉGALEMENT NOS AUTRES ARTICLES POUR VOUS AIDER À MIEUX DORMIR :

 

Partager Partager


16/11/2015 - Tout connaitre sur le sommeil Partages Facebook : 19 Partages Twitter :